Alaïa
Paris
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Dernier défilé Couture Alaïa à Paris : 23 janvier 2024 - en Off
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Directeur artistique : Pieter Mulier (depuis février 2021)
Fondation de la Maison : 1964, à Paris, par Azzedine Alaïa
Direction artistique de la Maison Alaïa
- 1964-2017 : Azzedine Alaïa
- 2018-2020 : Studio de création interne
- depuis 2021 : Pieter Mulier
bibliographie Azzedine Alaïa
en vente sur amazon
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Biographie Azzedine Alaïa (1935-2017)
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« Je ne suis pas un designer ni un styliste, je suis un couturier »
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Azzedine Alaïa est un grand couturier franco-tunisien, implanté à Paris.
Une jeunesse tunisienne
26 Février 1940 : Naissance à Tunis, de parents agriculteurs d'origine espagnole.
Formation : Institut supérieur des Beaux-Arts de Tunis
En parallèle à ses études aux Beaux Arts de Tunis, Azzedine Alaïa travaille avec sa sœur Hafida, pour une couturière qui a besoin d'aide afin d'effectuer des finitions.
Il reproduit, pour ses voisines et les femmes des grandes familles de Tunis, des modèles de robes de Dior ou Balmain.
1957 : Arrivée à Paris
Azzedine Allaïa quitte Tunis pour Paris en 1957. Il habite dans une chambre de bonne avec Leïla Menchari, son amie d'enfance qui deviendra la décoratrice des vitrines d'Hermès.
- Par relations il entre chez Christian Dior à Paris, mais est renvoyé au bout de quelques jours fautes de papiers.
- Azzedine Alaïa travaille 2 ans chez Guy Laroche, où il apprend son métier de tailleur.
- Il aide Thierry Mugler, qui lui fera rencontrer Izet Curi.
- Il réalise sa première collection pour le compte du chausseur Charles Jourdan, une petite collection de prêt-à-porter décorée de pièces métalliques, d'œillets et de zip : la plupart des acheteurs n'aiment pas, qualifiant celle-ci de « sadomasochiste» ; la collection est refusée par le chausseur, mais celle-ci lui permet de se faire remarquer par quelques rares journalistes.
1965-1983 : rue Bellechasse
Simone Zehrfuss lui prête l'argent nécessaire pour s'installer. Il trouve un petit appartement rue de Bellechasse, qu'il transforme en atelier et commence à confectionner ses premières robes pour Simone Zehrfuss, Cécile de Rothschild, Greta Garbo et Arletty.
1979 : Michel Cressole écrit dans Libération le tout premier article sur le couturier qui précise plusieurs années après que « c'est le premier journaliste d'un grand quotidien qui est venu me voir. À l'époque, je ne faisais pas de collections. Je cousais pour des clientes. Il n'a pas posé beaucoup de questions. Il a compris et a analysé. L'article est sorti en octobre 1979 et ça s'appelait « Les Deux Solitaires ». Il parlait de moi et de Serge Lutens. Son papier a tout déclenché ». Son ami Thierry Mugler le pousse à se lancer sous son propre nom.
Maison Azzedine Alaïa
1980 : Alaïa fonde sa maison de couture. Ses fourreaux en stretch, ses robes noires zippées et autre body en lycra mettent en valeur les corps de Grace Jones, Tina Turner ou Farida Khlefa. Photographiées par Jean-Paul Goude et Jean-Baptiste Mondino, ses créations font la une des magazines de mode.
1984-1989 : rue du Parc-Royal
Azzedine Alaïa déménage rue du Parc-Royal dans le quartier du Marais.
1984 : Alaïa reçoit des mains de Cher deux Oscars de la mode de la Fédération française de la couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode comme « Oscar du créateur de l'année » et « Prix spécial du jury ». La cérémonie a lieu à l'Opéra Garnier en présence de Frédéric Mitterrand comme maître de cérémonie, Jack Lang, Catherine Deneuve, Yves Saint Laurent qui sera également récompensé tout comme Pierre Cardin et Claude Montana, Hubert de Givenchy, Audrey Hepburn… Grace Jones, qui accompagne Alaïa, chante lors de la cérémonie, puis le pousse : il doit littéralement être « trainé sur la scène » pour recevoir ses prix.
Il est alors l'un des créateurs qui a le plus de succès dans le monde.
Depuis 1990 : rue de Moussy
Azzedine Alaïa achète un ancien entrepôt du BHV de 5.000 m2, à l'angle de la rue de Moussy et de la rue de la Verrerie dans le 4e arrondissement de Paris, qu'il fait rénover entièrement, puis décorer par Julian Schnabel.
1991 : Alaîa crée une mini-collection pour le magasin Tati.
L'émergence d'une nouvelle génération de créateurs au style très épurés venus de Belgique et du Japon éclipse la mode flamboyante des golden eightees symbolisées par Alaïa. La presse se focalise sur les nouveaux venus comme Alexander McQueen ou les 6 d'Anvers, à l'opposé de son esthétique. Il décide alors de ne plus organiser de défilés.
Azzedine Alaïa se fait plus discret Il décide de faire moins de collections pour se consacrer à sa fidèle clientèle privée.
À New York, où il avait eu un succès immense dans les années 1980, il n'est plus commercialisé que par l'enseigne Barneys qui ira jusqu'à supprimer de son magasin la marque française Hervé Léger, souvent comparée à Alaïa avec ses robes zippées ou en bandages, pour satisfaire le couturier. Finalement, Bergdorf Goodman, qui avait arrêté de commercialiser la marque depuis plusieurs années par faute d'approvisionnements réguliers, reprend ses commandes. Mais sa sœur Hafida meurt, le temps semble s'arrêter pour le couturier qui ne renouvèle plus ses créations comme le précise Simon Doonan de Barneys : « Gene Pressman [le coprésident] et moi sommes allé le voir dans les années 1990, et c'était la même robe sur la même forme […] le temps s'était arrêté». La dernière grande présentation des collections Alaïa, pour les années à venir, a lieu ; ce sera également le tout dernier défilé de mode pour sa muse Farida Khelfa qui l'accompagne depuis une dizaine d'années ; elle deviendra directrice du studio couture. Travaillant « à l'instinct», indépendant, il ne veut pas vendre sa maison, soutenu par ses lignes de prêt-à-porter et chaussures qui restent un succès commercial durant toutes ces années où l'on voit Gaultier ou Lacroix sur le devant de la scène.
2000 : Partenariat avec Prada
Voulant conserver son indépendance, Azzedine Alaïa signe un partenariat avec le maroquinier italien Prada, lui permettant de développer des accessoires à forte valeur ajoutée, dont des chaussures, tout en conservant sa liberté de création : il garde la propriété de son nom en tant que marque, son autonomie, en ne se focalisant pas sur l'aspect financier de son activité. La très proche et influente Carla Sozzani supervise l'opération.
Prada finance la rénovation de ses locaux rue de Moussy dont une boutique dédiée aux accessoires, mais aussi son projet de fondation : depuis plusieurs années, le couturier souhaite créer une structure afin de conserver ses archives personnelles : ses réalisations sur plusieurs décennies, mais également sa collection de costumes du cinéma, des pièces de design, des vêtements de nombreux couturiers comme Madeleine Vionnet et Balenciaga ses couturiers préférés, Paul Poiret, Schiaparelli, ou plus récents avec Margiela, Comme des Garçons, ou encore Junya Watanabe (en). « Plus des collections d'amis » dira-t-il sans autre précision, dont la collection de photos de Bettina Graziani. Collectionneur d'art contemporain et de photographies, Azzedine Alaïa ouvre rue de la Verrerie, une galerie d'art décorée par Julian Schnabel où sont exposées des œuvres liées au design ou à la photo, dont des créateurs de meubles comme Pierre Paulin, Shiro Kuramata, Marc Newson, l'architecte Andrea Branzi ou la peintre Candida Romero. Mitoyen à ses locaux de la rue de Moussy, Alaïa fait aménager, avec l'aide de Carla Sozzani qui reproduira ce petit Bed and Breakfast à Milan prêt de son propre concept store 10 Corso Como, un tout petit hôtel, le 3Rooms composé de trois chambres. Une table de Jean Prouvé, des sièges Pierre Paulin, ou d'autres objets de design émanant de la collection du couturier, meublent ces trois appartements à la décoration épurée.
Mais le mariage Alaïa - Prada semble contre nature : le travail artisanal du « petit » couturier, face à la marque de luxe à la communication de masse et au marketing développé.
Juillet 2007 : Alaa rachète à Prada les parts de sa Maison
Octobre 2007 : Alaïa revend sa Maison à la compagnie financière Richemont
Alai revend sa Maison à la Compagnie Financière Richemont. « Richemont est un bon groupe. Ils devront seulement mettre leur nez dans mes affaires si je ne travaille pas, ce qui n'arrivera jamais » dit-il. Alors qu'historiquement Alaïa travaillait à ses débuts avec Massaro pour les chaussures, ses collections d'accessoires de cuir sont toujours réalisées par Prada.
2007 : Azzedine Alaïa et deux de ses proches, le peintre Christoph von Weyhe et l'éditrice Carla Sozzani, créent l'Association Azzedine Alaïa, pour protéger l'œuvre du couturier et sa collection d'art.
2011 : Azzedine Alaïa devient « membre correspondant » de la Chambre syndicale de la Haute Couture. Le créateur continue de réaliser une à deux collections par an, présentées uniquement dans son showroom « en tout petit comité» et « quand il veut».
7 juillet 2011 : Alaïa organise dans ses locaux son premier défilé haute couture, en clôture de la Semaine de la haute couture parisienne. 240 invités se pressent rue de Moussy pour assister au défilé, dont la journaliste Suzy Menkes qui suit Azzedine Alaïa depuis longtemps, le styliste Nicolas Ghesquière, grand admirateur du couturier, l'Italienne Donatella Versace, la réalisatrice Sofia Coppola, ou le proche Olivier Saillard, historien…
2013 : il crée les costumes du ballet Les Nuits du chorégraphe Angelin Preljocaj inspiré des contes des mille et une nuits, puis ceux du spectacle le Mariage de Figaro donné au Walt Disney Concert Hall
Automne 2013 : Ouverture de la boutique rue de Marignan, à deux pas de l'avenue Montaigne.
Juin 2015 : Lancement du premier parfum baptisé Alaïa Paris. Une fragrance conçue sous licence avec Beauté Prestige International (BPI), qui fabrique déjà les fragrances pour la maison Jean Paul Gaultier.
Novembre 2017 : décès d'Azzedine Alaïa
18 Novembre 2017 : Azzedine Alaïa s'éteint à Paris à l'âge de 77 ans, après plusieurs jours de coma engendrés par une chute.
Lundi 20 Novembre 2017 : Obsèques en Tunisie, à Sidi Bou Saïd.
L'Association Azzedine Alaïa
Fondée en 2007 par le créateur et deux de ses proches, le peintre Christoph von Weyhe et l'éditrice Carla Sozzani, l'Association Azzedine Alaïa a pour vocation de protéger l'œuvre du couturier et sa collection d'art.
22 Janvier au 10 Juin 2018 : L’Association Azzedine Alaïa rend hommage au créateur franco-tunisien, en présentant au public l’exposition "Je suis couturier".
L’association, qui a pris ses quartiers dans le lieu de vie et atelier du couturier situé au 18 rue de la Verrerie dans le Marais à Paris, y exposera 35 de ses tenues les plus marquantes.
Les pièces présentées ont été sélectionnées par Olivier Saillard, ancien directeur du Palais Galliera et aujourd’hui directeur artistique de la maison de souliers J.M. Weston, à qui avait été confiée une rétrospective du travail du couturier en 2013.
L'association se transformera en fondation prochainement pour accueillir des expositions et une bibliothèque sur l'histoire de la mode, et attribuer par ailleurs une bourse à de jeunes créateurs.
10 mai au 7 octobre 2018 : Le Design Museum de Londres expose 60 des créations d'Alaïa, dans le cadre de l'exposition « Azzedine Alaïa : The Couturier »
La fondation Alaïa
Février 2020 : L'association devient une fondation reconnue comme d'utilité publique. Carla Sozzani en devient la présidente, Christoph von Weyhe le vice-président et Olivier Saillard le directeur. La fondation poursuit le programme d'expositions engagé par l'Association Azzedine Alaïa du vivant du couturier.
Expositions
- 1998 : Musée de Groningue, Pays-Bas
- Septembre 2000 : Musée Guggenheim de New York, SoHo
- Décembre 2011-Mai 2012 : Azzedine Alaïa in the 21st Century, musée de Groningue, Pays-Bas
- Septembre 2013 - Janvier 2014 : Azzedine Alaïa, Palais Galliera, Paris
- 22 Janvier - 10 Juin 2018 : "Je suis un couturier", l'Association Azzedine Alaïa
- 10 Mai - 7 Octobre 2018 : « Azzedine Alaïa : The Couturier », Design Museum de Londres
Source : fashionnetwork.com
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